Collège Night Hawk

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Le Collège Night Hawk était un collège informatique reconnu par le ministère de l’éducation du Québec au début des années 2000.

En pleine bulle informatique, les étudiantEs se faisaient promettre un avenir radieux et c’était crédible en raison de la reconnaissance du ministère. Pour l’essentiel d’entre elles et d’entre eux, c’était le moyen rêvé de reprendre leurs études, de prendre leur sort en mains et d’améliorer leur avenir.

Or, les dirigeants du collège avaient orchestré, avec divers complices, une fraude de grande ampleur.

Depuis la fermeture du collège en 2007, le ministère peine à départager les étudiantEs légitimes et les complices de la fraude. Non seulement le ministère ne les a pas protégés contre la fraude en reconnaissant un collège frauduleux, mais leur réclame, souvent de manière insistance, des sommes à rembourser. De plus, le dossier de crédit de ces victimes est affecté, ce qui leur ajoute des embûches. Certain-e-s se font saisir des prestations.

De plus, la qualité de l’éducation fournie avant la vente du collège aux fraudeurs est sujette à débat.

Cette histoire est ponctuée de déceptions, de frustrations et de demi-progrès (remboursement partiel de 34 étudiant-e-s en 2013). Il est grand temps que ça se règle une fois pour toutes!

L’ACEF de l’Outaouais pose des questions bien simples:

  • Comment le ministère détermine-t-il que la formation procurée par le collège Night Hawk était de qualité suffisante avant sa vente à des fraudeurs?
  • Comment le ministère peut-il considérer comme valable les diplômes qui ont été émis après la vente du collège aux fraudeurs?
  • Pourquoi le ministère refuse-t-il, depuis des années, de fournir des informations précises et détaillées sur ce qu’il reproche aux étudiantEs auxquelLEs il réclame des sommes?
  • Comment le ministère peut-il réclamer le remboursement des bourses de subsistance à des étudiantEs qui se sont de bonne foi inscritEs au collège? Celles et ceux qui ont quitté en constatant que la formation était inadéquate ont tout de même eu à subsister le temps de trouver du travail ou de réorganiser leur vie en raison de la négligence du ministère.
  • Comment le ministère rétablira-t-il la confiance envers une institution qui a failli à ses responsabilités et qui n’a jamais assumé ses erreurs depuis, à fort coût financier et humain envers des gens fragilisés?
  • Comment le ministère réparera-t-il les torts qu’il a causés en réclamant indûment des sommes à des gens qui tentaient de se relever d’un désastre rendu possible par sa propre grave négligence?

C’est une véritable guerre d’usure qui se mène contre les victimes plutôt que de leur rendre leur dû, à commencer par du respect plutôt que des lettres menaces de recouvrement. Dans cette histoire, le ministère de l’éducation n’a pas assumé ses responsabilités en reconnaissant comme légitime un collège qui n’avait rien de légitime et, depuis, il refuse d’assumer ses responsabilités envers les gens qui ont été floués en raison de son incurie.

Si vous avez vous-même été victimes du collège Night Hawk, contactez-nous et joignez notre page Facebook pour cette campagne.

Pour plus d’information:
L’émission la Facture a produit plusieurs reportages à ce sujet
Reportage du mardi 19 janvier 2010
Reportage du mardi 2 avril 2013
Reportage du mardi 5 novembre 2013

Le journal Le Droit a également couvert l’affaire:
Le Collège Night Hawk a su en 2007 que son permis ne serait pas renouvelé
Poursuite civile contre le collège Night Hawk
Des gens douteux «étudiaient» au collège frauduleux
Night Hawk: la Couronne demande de 27 à 48 mois de prison
Night Hawk: la tête dirigeante plaide coupable
Le patron de Night Hawk écope 30 mois de pénitencier
Night Hawk: les étudiants doivent être remboursés

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