Achat d’un véhicule d’occasion, gare aux pièges!

par Kardiatou Ba

Étape 1 : faire le budget

Avant de magasiner, il est nécessaire de faire son budget afin d’évaluer  le montant qu’on est prêt à débourser pour payer sa voiture.  L’Association coopérative d’économie familiale de l’Outaouais suggère un pourcentage de  10 à 15% du budget mensuel. Cela inclut les assurances, l’entretien, les plaques d’immatriculation et le permis de conduire.

De plus, méfiez-vous du financement de 2e et 3e chance au crédit. On vous fait miroiter des petits paiements, mais sur une longue période avec des intérêts frôlant les 30%. Le prêt risque d’avoir la vie plus longue que le véhicule.

Il faut faire un bon choix car acheter une voiture, même usagée,  coûte cher! Soyez prudentE quand vous magasinez  afin d’éviter d’acheter un citron.

Étape 2 : demander le dossier ou l’historique du véhicule

Avant d’acheter une auto d’occasion, demandez à voir le dossier du véhicule : contrat d’achat, manuels de garantie et d’entretien, factures de réparation, fiches de rappel du fabricant, etc.  Vous pouvez aussi faire vérifier le dossier du véhicule en demandant le rapport historique du véhicule. Ce rapport  vous informera si le véhicule a déjà été accidenté ou s’il existe des engagements non réglés associés à ce véhicule, et il vous donnera un aperçu de l’historique d’immatriculation et de la réputation de la marque. Vous pouvez demander le dossier du véhicule à la Société de l’assurance automobile du Québec.

Vous pouvez aussi vérifier l’historique du véhicule sur le site web de CarProof et de Carfax.  La vérification auprès de ces deux fournisseurs vous permettra de savoir si l’auto a été impliquée dans un accident, mais surtout de connaître l’historique du compteur kilométrique et de sa provenance.

Étape 3 : faire inspecter le véhicule

Si vous achetez votre voiture d’occasion chez un marchand, demandez de faire inspecter le véhicule par un garagiste indépendant. Même si cette procédure est aux frais du consommateur, elle peut vous éviter de mauvaises surprises encore plus coûteuses. Un commerçant ne peut pas vous empêcher de faire l’inspection de l’auto.

Faites inspecter l’auto même si on vous assure que cela a déjà été fait ou qu’elle a été certifiée. Même si l’examen mécanique ne révèle que des problèmes mineurs, vous serez au moins en mesure de négocier le prix avec plus de justesse.

Étape 4 : Vérifier si le véhicule est entièrement payé

N’oubliez pas de vérifier si elle est entièrement payée. Sinon, vous risquez  d’acheter la dette de son propriétaire. Pour éviter cette situation, consultez le registre des droits personnels réels et mobiliers (RDPRM) pour vous assurer que le véhicule ne sert pas à garantir une dette. Si la dette n’a pas été rayée du registre, le créancier pourrait saisir le véhicule ou réclamer le paiement de la dette au dernier acheteur. Cette étape est essentielle lors d’un achat entre particuliers. Un commerçant doit détenir une licence accompagnée d’une caution qui vous protégerait s’il se montrait incapable de régler une dette antérieure.

Étape 5 : Démasquer le faux particulier

Le faux particulier est un commerçant peu scrupuleux qui se fait passer pour un particulier afin de se soustraire, entre autres choses, à la Loi sur la protection du consommateur. Le risque, si vous faites affaire avec lui, c’est de vous retrouver avec un citron et de n’avoir aucun recours.

Voici quelques indices qui devraient vous mettre la puce à l’oreille :

  • Le prix de vente affiché est souvent inférieur à celui du marché pour le même modèle en bonne condition avec le kilométrage et les équipements annoncés;
  • Le faux particulier fera tout pour vous dissuader d’inspecter le véhicule;
  • Le faux particulier restera flou quant à la date à laquelle il a acheté le véhicule: «Ça fait quelques mois», «Je l’ai depuis plus ou moins un an». Un faux particulier évitera de se présenter comme le propriétaire d’origine, car il n’est pas en mesure de vous montrer le contrat d’achat;
  • Le véhicule qui vous intéresse n’est pas assuré pour circuler. «Je ne m’en sers plus, alors je n’ai pas renouvelé l’assurance.» Cela signifie généralement que le faux particulier n’a jamais assuré le véhicule à son nom;
  • L’immatriculation du véhicule commence par X- (la lettre suivie du trait d’union: il s’agit de la plaque d’un commerçant d’autos), il n’y a pas de plaque d’immatriculation ou, encore, celle-ci est périmée;
  • On vous propose de déclarer un prix inférieur à celui que vous avez payé, pour économiser sur la taxe de vente. Dans le cas d’une réclamation éventuelle de votre part, il sera difficile de revenir en arrière pour établir le prix réel payé lors de la vente.

Pour en savoir plus :

L’Office de protection du consommateur
L’Association de protection des automobilistes

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